Meurtre des retraités de l’Oise : la traque s’intensifie


controle-gendarmesLes gendarmes ont mené une vaste opération hier soir pour recueillir des témoignages après le meurtre du couple de retraités commis la semaine dernière.

« Bonsoir madame, pouvez-vous me présenter une pièce d’identité s’il vous plaît? Vous habitez dans le secteur? Avez-vous vu quelque chose d’anormal entre le 25 et le 26 janvier? » Hier en fin d’après-midi, pendant plusieurs heures, les gendarmes de Pont-Sainte-Maxence avec l’aide de la police municipale ont réalisé une enquête  de voisinage de grande ampleur auprès des automobilistes et des piétons à quelques mètres du pavillon au 3, rue d’Halatte, où Jacques et Thérèse Prévost, 76 ans, ont été retrouvés morts vendredi.

Cette traque de tous les instants pour retrouver le ou les auteurs s’explique par le caractère horrible du meurtre de ces paisibles retraités.

Dès le samedi matin, Chantal Berger, la procureur de Senlis, avait laissé entrevoir la sauvagerie dont avaient été victimes Thérèse et Jacques Prévost : « L’un des corps a été retrouvé dans l’entrée, l’autre dans la cuisine, et chacun d’eux a reçu au moins une vingtaine de coups portés avec une arme blanche. » Si les autopsies pratiquées hier doivent permettre aux enquêteurs de déterminer avec précision les conditions et le moment précis des décès, les gendarmes comptent également sur les analyses scientifiques et techniques, notamment du Lab’Unic (lire ci-dessous) ainsi que sur les témoignages pour élucider cette affaire.

« Tous les piétons et automobilistes circulant rue d’Halatte et rue de Cavillé, dans tous les sens de circulation, sont questionnés, précise le capitaine David de la compagnie de Senlis. Des habitués sont susceptibles d’avoir vu quelque chose d’important pour l’enquête. » Pour Bruno Leneutre, le porte-parole de la gendarmerie, ce « travail classique d’enquête de voisinage peut se révéler crucial pour le dénouement de l’affaire. Il vient en complément de toutes les compétences techniques et scientifiques pour comprendre et expliquer ces meurtres ».

De l’avis même des automobilistes, ces contrôles sont plus que nécessaires : « C’est normal de vérifier la moindre information, déclare cette mère de famille. J’ai lu ce qui était arrivé à ces pauvres malheureux et l’on ne parle plus que de ça. J’habite un peu plus loin dans la rue et j’espère que les meurtriers vont être rapidement arrêtés! »

Un lourd travail de recoupements pour les gendarmes.

Si les premières constatations établissaient des faits survenus entre le 26 et le 28 janvier, il semblerait que les enquêteurs se concentrent désormais sur les dates du lundi 25 et du mardi 26 janvier. Aucune hypothèse n’est écartée pour le moment, même si les gendarmes reconnaissent que la maison a été fouillée. Au regard de l’extrême violence du drame, une centaine de gendarmes restent mobilisés pour resserrer l’étau autour du ou des meurtriers.

Leparisien.fr