Le courrier est daté du 28 janvier et est parti du conseil régional du Languedoc-Roussillon à Montpellier (Hérault) le jour même où la polémique qui l’oppose à Laurent Fabius s’est emballée. En une douzaine de lignes, dans un style très froid, Georges Frêche revient sur ce qu’il qualifie d’« incident », sans jamais présenter d’excuses à Laurent Fabius :
«Monsieur le Premier Ministre, Cher Ami,
Point n’est besoin de revenir sur l’état de nos relations, abîmées depuis bon nombre d’années.
Cependant, je souhaitais te dire que, si la confiance n’est pas nécessairement de mise entre nous, l’expression que j’ai utilisée n’a pas de connotation religieuse. Tu connais depuis longtemps mon amitié pour Israël. L’action que j’ai conduite en faveur de la communauté juive en porte le témoignage.
En espérant clore avec toi cet incident.»
Interrogé hier par France 3 Haute-Normandie, l’ancien Premier ministre condamne « de façon générale les propos à connotation antisémite ou xénophobe, d’où qu’ils viennent ». « Je ne veux pas personnaliser plus les choses. (…) Il appartient maintenant aux instances nationales du PS de trancher », commente-t-il.
