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Radio Maxximum, son histoire

 

Maxximum était une radio issue de la prise de contrôle du capital d’Aventure FM par la CLT (84%). Le reste du capital de Sodera (société exploitant Maxximum) étant partagé entre les anciens actionnaires d’Aventure FM : Service d’Information et de Relations Publique de l’Armée de Terre (SIRPA), Bayard Presse, Guilde Européenne du Raid et Scouts de France.

Le but de la CLT avec cette acquisition était de monter un nouveau réseau destiné aux moins de 35 ans pour concurrencer les stations jeunes existantes (Skyrock, NRJ, Fun Radio) en proposant une programmation inédite relativement avant-gardiste et pointue centrée autour des musiques électroniques et de ses composantes : new wave, dance, house, acid House, new beat, techno… Le slogan de la station était La Musique a son Maxximum.

Pour s’installer dans le paysage radiophonique, Maxximum voulait se démarquer des autres stations sur tous les plans : programmation musicale, place des animateurs, volume horaire de publicité…

Avec un budget de 25 millions de francs dès sa première année, Maxximum se développe rapidement au niveau national et son audience ne cesse de croître. À peine un an après sa création, la station atteint les 1% de point d’audience au niveau national. La station organise de grandes campagnes de publicités et de grands événements pour se faire connaître : elle sillonne la France avec des camions en forme de poste de radio géant, elle déploie des stickers Maxximum sur 300 000 antennes de voitures à Paris. Le groupe Emmis, un des leaders américains de la radio rentre dans le capital de la Sodera. La CLT conserve 71% des parts.

En 1990, la loi anti-concentration des médias, alors très restrictive, empêche le développement de Maxximum. En effet la CLT possède déjà un réseau très développé : RTL. La CLT doit trouver une parade en trouvant un partenaire qui sera majoritaire dans le capital de la station. La fusion avec Fun Radio ou Metropolys est envisagée. Cette fusion étant jugé d’autant plus nécessaire par la CLT que la station connaît des difficultés financières malgré son succès d’audience.

Fin 1990, le Conseil supérieur de l’audiovisuel demande le départ du directeur Eric Hauville, car ce dernier cumule différentes responsabilités sur Maxximum et sur le réseau normand RVS dont il est co-fondateur. Hervé Rony lui succède à la direction de la station. A cette même date, la CLT décide de fusionner Maxximum avec Metropolys, un réseau musical du nord de la France. Avec cette fusion, la CLT se trouve minoritaire dans le capital de la nouvelle entité (35%). Le reste du capital se partage entre SER, une filiale du groupe Prisa (48%), Sony Music, Bayard Presse et Bruno Lecluse.

Durant l’été 1991, le processus de fusion Maxximum entre Metropolys est engagé. Le 3 octobre, Alain Weill prend la direction de la station. Quelques mois plus tard, en décembre, l’annonce de la disparition de Maxximum est faite aux auditeurs, ce qui suscite immédiatement leur inquiétude.

Le 6 janvier 1992, Maxximum cesse d’émettre, pour laisser place à la station M40, une station inspiré de Los 40 Principales, une radio espagnole du Groupe Prisa qui fonctionne très bien avec sa programmation centré sur les nouveautés musicales. Le M de M40 servant de référence aux 2 radios ayant donné naissance à M40 : Maxximum et Metropolys. Avec ce changement radical (disparition de la dance music, chansons francophones occupant 30% de la programmation contre 7% auparavant) M40 n’arrive pas à conserver les auditeurs de Maxximum et Metropolys et ne rencontre pas le succès escompté. M40 sera sauvagement rebaptisé RTL1 en janvier 1995 avant de devenir le réseau RTL2 quelques mois plus tard.

La disparition de Maxximum provoque la colère des Maxximaniaques, nom donné aux auditeurs de la station, qui submergent RTL et M40 d’appels, de fax, de courriers. Ils font le 6 janvier, un sit-in dans les locaux de M40, manifestent à plusieurs reprises devant RTL puis devant le ministère de la Culture et de la Communication, le 1er février 1992. Une délégation d’auditeurs est même reçue au CSA. Mais l’autorité régulatrice de l’audiovisuel en France ne donnera aucune satisfaction aux auditeurs mécontents. Au début des années 2000, un groupe de Maximaniaques montent la webradio Maxxima largement inspiré de Maxximum. En 2004 Maxximum lance UltiMixes Radio « Maxximum Is Not Dead ! »

À son pic d’audience, Maxximum revendiquait plus de 900 000 auditeurs sur toute la France, et 5,6% d’audience en Île-de-France

2007, Maxximum revient sur internet

15 ans après la fermeture de l’antenne, les “maxximaniaques” ont eu la surprise de voir naitre une webradio Maxximum. Cette webradio n’a cependant plus grand chose à voir avec l’originale. Elle n’a conservé que le nom et le logo, mais n’est qu’une succession de titres électroniques commerciaux, sans âme ni animateurs.

Dans une interview accordée en novembre 2007 à Vnunet.fr, Jean-Michel Doué, PDG du label Airplay Records, a révélé avoir racheté la marque « Maxximum » auprès du groupe RTL pour relancer la station sur le web. Le montant de la transaction n’a toutefois pas été communiqué.

Fin décembre 2007, Maxximum apparaît à la télévision dans une publicité destinée à promouvoir la compilation Teckno.com 2008 produite par Airplay Records.

Depuis février 2008, elle est présente sur le bouquet Radio de Freebox.






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