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St-Julien-Chapteuil : 15 ans pour avoir poignardé son compagnon

jeudi 10 décembre 2015 à 11 h 38 min | Aucune réaction

Laurène Crespy a été condamné hier à quinze années de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon Michel Rivolier d’un coup de couteau en juin 2013 à Saint-Julien-Chapteuil (Haute-Loire).

Cette jeune femme de 27 ans était jugée devant les Assises du Puy-en-Velay pour meurtre aggravé. L’avocate générale, Marie Moschetti, avait requis 18 ans de réclusion. Sa peine n’est pas assortie de suivi socio-judiciaire.

Dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 juin 2013, Michel Rivolier, avait été retrouvé mort dans un appartement situé rue Chaussade à Saint-Julien-Chapteuil. C’est sa compagne qui, peu après trois heures du matin, avait alerté les secours, expliquant que son compagnon venait de se suicider.

Quand les pompiers étaient arrivés au domicile du couple, l’artisan carreleur, âgé de 30 ans, baignait dans son sang, avec une plaie au thorax et un couteau de cuisine posé à ses côtés. Laurène Crespy, qui présentait un taux de 1,55 gramme d’alcool par litre de sang, tenait des propos confus.

Ce soir-là, le jeune couple, ensemble depuis six mois, avait consommé pas mal de whisky dans les bars de la ville avant de rentrer à leur domicile, et de partager un moment d’intimité. Une dispute aurait ensuite éclaté à propos de l’inactivité de la jeune femme, qui était sans emploi.

Pendant la bagarre, Michel aurait poussé Laurène dans l’escalier, et lui aurait tendu un couteau en lui disant : « Va-y ! ». Elle aurait alors planté l’arme dans le torse du trentenaire. Mais, selon ses dires, elle voulait juste lui faire mal et pas le tuer. « J’ai cru qu’il allait me passer par la fenêtre » déclare-t-elle.

Les proches de Laurène décrivent une jeune femme « agressive, colérique et souvent très impulsive ». L’appartement avait été retrouvé dans un désordre le plus total. Cela provenait « des ébats de la soirée », donne-t-elle comme explication.

Selon les experts psychiatres, la jeune femme a un comportement « borderline » et présente « une dimension autodestructrice, assez prégnante dans la consommation de produits stupéfiants ». Mais le mobile du crime, le passage à l’acte, reste toujours une énigme.


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