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Gergy : 20 ans de prison pour avoir étouffé ses trois enfants

vendredi 27 novembre 2015 à 9 h 36 min | Aucune réaction

Tout au long des débats, Céline Rubey, longs cheveux châtains et traits tirés, est apparue comme une mère éplorée.

Cette femme de 31 ans encourait la perpétuité pour avoir donné la mort à ses trois enfants en novembre 2013 dans le pavillon familial de Gergy. Les jurés de la cour d’assises de Saône-et-Loire l’ont reconnu coupable et condamné à 20 ans de réclusion avec une période de sûreté des deux tiers.

Le vendredi 1er novembre 2013, Liam, âgé de 6 ans, et ses frères jumeaux Imran et Zayd, 18 mois, avaient été retrouvés morts au domicile de leur mère à Gergy, en Saône-et-Loire. C’est la grand-mère qui, sans nouvelles depuis plusieurs jours, s’était rendue rue Chardonnet et avait découvert le drame. Les trois bambins gisaient dans leurs lits. La mère de famille avait absorbé des médicaments avant l’arrivée des secours.

Durant l’instruction, Céline Rubey a reconnu avoir tué ses enfants durant la nuit par l’absorption de médicaments pour l’aîné, et par étouffement avec des sacs plastique pour les deux plus jeunes. Le soir-même, elle avait cherché sur Internet comment les tuer.

D’après les experts psychiatriques, la jeune femme, convertit à l’islam radical et allant jusqu’à porter le voile intégral, souffrait d’une dépression sévère depuis l’enfance. Sa vie amoureuse était marquée d’instabilité, et elle se séparait de ses conjoints avant la naissance de ses enfants.

Céline était pourtant une mère aimante, calme, douce, et qui s’occupait bien de ses enfants, racontent unanimement les témoins appelés à la barre. Mais dépressive, ce soir-là, elle aurait voulu se suicider. Estimant qu’elle seule était capable d’élever ses enfants, elle a souhaité les emmener avec elle dans la mort.

Les experts qui se sont succédé durant le procès estiment que l’accusée souffrait d’une altération de son discernement au moment du passage à l’acte, mais pas d’une abolition. Autrement dit, la mère infanticide n’aurait pas entendu des voix lui intimant l’ordre de commettre l’irréparable.

L’avocate générale réclame alors 22 ans de réclusion. Céline Rubey écope finalement de 20 années de prison, avec les deux-tiers de sûreté. Sa peine est assortie d’une injonction de soins ainsi que d’une interdiction de ses droits civiques et familiaux pendant dix ans.

À l’annonce annonce du verdict, la jeune femme, emmitouflée dans son gilet, n’a rien laissé paraître. Mais elle s’est effondrée en larme une fois l’audience terminée.

 







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