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Sarroux : huit mois avec sursis pour les parents fugueurs

vendredi 4 septembre 2015 à 17 h 58 min | Aucune réaction

Matthieu et Maryline, le jeune couple qui avait abandonné ses enfants en Corrèze avant de disparaître en août 2013, a été condamné ce jeudi à 8 mois de prison assortis d’un sursis.

Leurs trois enfants, âgés à l’époque de deux mois, 2 ans et 5 ans, avaient été placés sur ordre du juge. Les parents, qui ont aujourd’hui 39 et 24 ans, étaient jugés ce jeudi 3 septembre 2015 au tribunal correctionnel de Brive.

Le mercredi 21 août 2013, Matthieu Chiodi, agent communal, et Maryline, sa compagne, avait mystérieusement disparu de Sarroux après avoir déposé leur plus jeune fils chez sa nounou, et le second chez des amis. Puis ils avaient pris la route en direction de Mauriac (Cantal) avec leur fille de 6 ans.

Une trentaine de gendarmes, appuyés par un hélicoptère, avaient alors effectués d’importantes recherches, notamment sur le secteur de Bort-les-Orgues. Le dimanche suivant, le camion de la commune avec lequel ils s’étaient enfuis, avait été retrouvé près de Mauriac.

Après avoir passé deux nuits dans les bois, le couple avait appelé un taxi pour faire ramener leur fille à Sarroux. La fillette était épuisée, avaient les pieds en sang, et était couverte de piqûre d’insectes. Matthieu et Maryline étaient ensuite partis pour Aurillac, puis jusqu’à Nîmes.

Le lundi 26 août, l’homme recherché depuis cinq jours avait été arrêté dans le quartier de la Valentine, à Marseille. Sa compagne s’était rendue deux jours plus tard.

Au tribunal, la jeune maman a expliqué avoir été victime dans son enfance de violences, d’agressions sexuelles, le tout dans un climat baignant d’alcool. Son compagnon buvait aussi. Elle était au bout du rouleau et n’avait pas conscience de ce qu’elle faisait, a-t-elle dit.

Matthieu Chiodi reconnait que les enfants étaient en danger et que s’est pour arrêter de leurs faire du mal qu’ils se sont éloignés. La famille était déjà suivie par les services sociaux quand le couple a décidé de tout plaquer.

Le couple était poursuivi pour soustraction, sans motif légitime, aux obligations parentales de nature à compromettre la santé, la moralité ou l’éducation de leurs enfants.


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