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Amiens : le meurtrier récidiviste avoue avoir étouffé sa victime

samedi 18 avril 2015 à 7 h 52 min | Aucune réaction

Jean-Paul Dancoisne, déjà condamné dans le passé pour viol et meurtre, a reconnu lors de sa garde à vue avoir assassiné Chantal Croiset en juillet 2013.

Mercredi matin, les policiers ont découvert un corps en décomposition au domicile de cet homme de 51 ans, dans le quartier Saint-Acheul à Amiens. Les différents morceaux de cadavre, très abîmés, étaient dissimulés dans une poubelle au fond de sa cour.

Chantal Croiset, l’ancienne gérante du Walter, un bar de la rue Jules-Barni, avait mystérieusement disparu depuis le lundi 29 juillet 2013. Il y a quelques jours, son téléphone portable avait été rallumé. L’appareil en question aurait été prêté par le suspect à un de ses amis. C’est grâce à lui que les enquêteurs sont remontés jusqu’à Dancoisne.

Ce mercredi matin, les policiers de la PJ de Lille ont décidé de perquisitionner son domicile de la rue Saint-Acheul, à Amiens. C’est là, au fond du jardin, qu’ils ont retrouvé les restes d’un corps humain, baignant dans une poubelle remplie d’eau.

En garde à vue, le suspect a reconnu les faits, expliquant avoir étouffé cette femme de 57 ans sous le coup de la colère. Il connaissait et fréquentait épisodiquement Chantal Croiset. Il l’aurait tué parce que, selon lui, elle lui avait demandé de l’argent.

Déféré au parquet ce vendredi, le quinquagénaire, ancien disc-jockey légèrement handicapé suite à un AVC, a été mis en examen pour homicide volontaire en récidive puis incarcéré.

Parcours d’un dangereux criminel

Jean-Paul Dancoisne avait déjà été condamné pour meurtre en décembre 1996 par les assises du Pas-de-Calais. Il avait alors écopé de 25 années de réclusion criminelle, dont les deux tiers incompressibles, avant d’être libéré en 2012. Il était suivi par le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP).

Un dimanche d’avril 1995, Marie-Chantal Jayet, une mère de famille âgée de 42 ans habitant à Arras, avait subitement disparu en partant faire une course. Elle avait croisé la route de Dancoisne qui l’avait amenée chez lui. Au cours d’une dispute, il l’avait tué à coups de canne.

Une semaine après, son corps dénudé avait été découvert dans un sac plastique entreposé en bordure d’un petit chemin de campagne. Dancoisne, alors jardinier au cimetière d’Arras, avait été arrêté sur son lieu de travail.

L’homme, considéré comme dangereux, avait également été condamné à huit ans de prison pour viol, en 1991.







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