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Meurtre de Parigny : l’infirmier placé en détention nie les faits

mardi 13 mai 2014 à 8 h 05 min | Aucune réaction

Pour lui, il s’agit d’un accident. Le sexagénaire qui a alerté les secours samedi matin après la mort de son épouse dans leur maison de Parigny, a été mis en examen pour meurtre et écroué.

Mais il conteste les faits qui lui sont reprochés, affirmant que sa femme l’aurait menacé avec un couteau et qu’en la désarmant, elle se serait elle-même poignardée. Le couple était en instance de séparation.

Le drame s’est produit samedi matin au domicile familial situé dans un lotissement à Parigny (Loire). Cet infirmier de 63 ans a téléphoné aux pompiers vers 7h30, indiquant que sa femme gisait au sol, inconsciente, et qu’il y avait du sang partout. Lorsque les secours sont arrivés, ils n’ont pu que constater le décès.

La victime âgée de 41 ans, également infirmière, portait les traces de plusieurs coups portés à l’arme blanche. Le médecin légiste a relevé en tout trois grandes plaies béantes. Une au niveau du flanc, une autre sous l’omoplate droite, puis une troisième près de l’intestin grêle. L’arme a été retrouvée sur la scène de crime.

Une version contredite par l’autopsie

Considéré alors comme principal suspect, le sexagénaire a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Roanne. Il explique aux enquêteurs que son épouse, qui travaillait de nuit, l’a menacé avec un pic et un couteau à viande lorsqu’elle est rentrée dans la chambre.

En voulant la désarmer, il l’aurait alors touché accidentellement au niveau du flanc. Puis elle aurait tenu le couteau par le manche « sans s’en apercevoir », dit-il, et la lame serait rentrée dans son ventre pendant une bousculade qui aurait eu lieu dans le salon.

Les premières constatations médicolégales contredisent pourtant cette version de l’accident. Le juge en charge du dossier pourrait demander des analyses complémentaires ainsi qu’une reconstitution de la scène au cours de l’instruction.

Un amant manipulateur ?

D’après l’infirmier, sa femme avait un amant depuis environ six mois. Le couple avait envisagé de divorcer, mais le sexagénaire assure qu’il avait pardonné son infidélité à sa femme lors des dernières vacances. L’amant ne l’aurait alors peut-être pas supporté et ce dernier aurait pu manipuler la victime pour qu’elle s’en prenne à son mari. C’est en tout cas ce qu’évoque le suspect. En attendant la suite de l’enquête, il dormira en prison.

Les quatre enfants du couple, des garçons âgés de 2 à 7 ans, étaient présents au moment des faits, mais n’auraient visiblement pas assistés au crime. Ils devraient être pris en charge par les services sociaux dans les jours qui viennent.


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