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Meurtre de Nelly : l’ADN retrouvé sur le jean accuse Jacques Maire

jeudi 30 janvier 2014 à 8 h 58 min | Aucune réaction

De nouvelles analyses ont été effectuées sur la tâche de sang découvert sur le jean porté par Nelly Haderer, cette femme de 22 retrouvée découpée en 1987 sur une décharge de Rosières-aux-Salines.

D’après les résultats des comparaisons génétiques, l’ADN qui se trouvait sur le pantalon de la jeune mère de famille serait celui de Jacques Maire. Cet homme définitivement acquitté lors de son troisième procès.

Le meurtre non élucidé de Nelly Haderer connait donc un véritable rebondissement grâce aux derniers progrès de la science. En juillet 2009, la famille de la victime avait réclamé de nouvelles analyses ADN sur les scellés, notamment sur les vêtements de Nelly et sur le couteau utilisé par l’assassin. Un profil génétique masculin avait alors été isolé.

En septembre dernier, les avocats de la famille Haderer avaient demandé que cet ADN soit comparé avec celui des délinquants inscrits dans le fichier FNAEG et surtout avec celui des 16 protagonistes de l’affaire. Les résultats, qui viennent de tomber, sont sans appel. Le profil génétique retrouvé sur le jean de la jeune femme est bien celui de Jacques Maire.

Un meurtre et une disparition inexpliquée

Le 31 janvier 1987, Nelly Haderer, une mère de famille de 22 ans, était retrouvée morte sur une décharge à Rosières-aux-Salines, en  Meurthe-et-Moselle. Elle avait été tuée d’un coup de pistolet 22 Long Rifle dans le thorax puis achevée d’une balle dans la tête. Son corps avait ensuite été atrocement mutilé et découpé.

Quatre ans plus tôt, dans la nuit du 15 au 16 mars 1983, Odile Busset, 20 ans, disparaissait mystérieusement à St-Nicolas-de-Port. Son corps n’a jamais été retrouvé. En juin 1997, Jacques Maire, considéré comme principal suspect, était mis en examen puis écroué pour cette disparition étrange. Mais il fût relâché quelques mois plus tard.

Après un non-lieu prononcé en 1994 sur le meurtre de Nelly Haderer, le dossier a finalement été rouvert en septembre 1997 puis Jacques Maire a été mis en examen deux ans plus tard. Mais il a également été remis en liberté.

Trois procès et un acquittement

Jugé en novembre 2004 pour l’enlèvement et la séquestration d’Odile Busset, Maire est reconnu coupable et écope de 15 ans de réclusion. Il est en revanche acquitté pour le meurtre de Nelly. Après avoir fait appel, il est remis en liberté en mars 2005.

L’année suivante, Jacques Maire est reconnu coupable pour les deux affaires et est condamné à 20 ans de réclusion par la cour d’assises des Vosges. Mais au dernier jour du procès, la greffière, qui avait dû être hospitalisée, avait oublié de parapher 32 pages du procès-verbal des débats. La Cour de cassation avait alors cassé le jugement de la cour d’assises.

Rejugé en octobre 2008 devant la cour d’assises de Moselle, Maire est cette fois définitivement acquitté et touche 200.000 euros d’indemnisation pour détention injustifiée. Innocenté, il ne peut donc par conséquent plus être inquiété par la justice.







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