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Fillette maltraitée : Malika Campin condamnée à 12 ans de prison

jeudi 12 décembre 2013 à 10 h 43 min | Aucune réaction

Malika Campin-Ouari, une femme d’origine kabyle âgée de 52 ans, a été condamnée par la cour d’assises des Hauts-de-Seine à 12 ans de réclusion criminelle pour mauvais traitements sur sa fille adoptive.

Malika et Pascal Campin, qui ont toujours clamé leur innocence, étaient jugés en appel pour actes de torture et de barbarie sur leur fille adoptive, aujourd’hui âgée de 10 ans. La mère de famille a été reconnue coupable, tandis que son mari a été acquitté.

Après deux semaines de débats intensifs, les jurés ont finalement retenus les faits de violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. La cour a également retiré l’autorité parentale de Malika sur la fillette, désormais placée en famille d’accueil.

Parents d’un autre petit garçon, ce couple installé dans un pavillon de Sartrouville (Yvelines) avait adopté la fillette toute bébé. Pascal, ingénieur et diplômé d’HEC, ne travaillait plus depuis son licenciement en 2002, année de la parution d’un roman intitulé « la République selon Malik ». Malika, titulaire d’un CAP de couture et animatrice, l’avait rencontré en 1991 puis épousé en 2000.

Début 2007, la petite avait été hospitalisée à quatre reprises en moins de deux mois, dont deux en réanimation. Son corps présentait de nombreuses traces de morsures et de brûlures ainsi que plusieurs fractures. Elle avait également perdu l’usage de l’oeil droit.

Ce sont les médecins de l’hôpital Necker qui avaient signalé ce cas de maltraitance. « Anémie, atteintes buccales, anomalies viscérales, érosions majeures… » avec certaines lésions traumatiques s’apparentant « à une torture », écrivaient alors les médecins dans leur rapport.

Dressé en octobre 2007 par une équipe pluridisciplinaire, ce constat, qui écartait toute maladie particulière, avait conduit à l’arrestation des parents adoptifs, un temps incarcérés. Mais selon les époux, les lésions de la petite auraient été la cause d’une maladie rare ou d’une combinaison de pathologies.

Plus d’une quarantaine d’experts et de médecins ont alors défilé à la barre. L’hypothèse d’un syndrome de Münchhausen par procuration a même été mise en avant. Mais la grande majorité des experts a rejeté un tel scénario, évoquant « un déferlement incontrôlable d’agressivité » de la mère pour expliquer les violences.

Me Antoine Vey, défenseur de Malika Campin, a indiqué que sa cliente allait se pourvoir en cassation.


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