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Meutre d’Anne Barbot : le mari et sa maîtresse mis en examen

vendredi 29 novembre 2013 à 9 h 49 min | Aucune réaction

Didier Barbot et Stéphanie Livet ont été mis en examen pour assassinat. Ils ont avoué avoir tué Anne Barbot le vendredi 15 mars, veille du signalement de sa disparition.

L’enquête sur le meurtre d’Anne Barbot, qui a mobilisé une douzaine de gendarmes et nécessité plusieurs milliers de témoignages, touche presque à sa fin. Le mari, un éleveur de 40 ans, et sa maîtresse ont reconnu les faits lors de leur garde à vue.

Didier Barbot et Stéphanie Livet ont été interpellés ce mardi sur commission rogatoire du juge d’instruction en charge du dossier. Lors de son audition, le mari a déclaré qu’il ne pouvait pas dire à son épouse qu’il voulait la quitter. Avec Stéphanie, sa maîtresse depuis deux ans, ils ont donc prémédité et organisé la tragique disparition d’Anne Barbot.

Un scénario macabre bien minuté

Le vendredi 15 mars au soir, Stéphanie, aide-soignante de 38 ans, se cache dans le garage de la famille Barbot et coupe l’électricité. Pendant ce temps, Didier se planque dans les toilettes. Le couple attend patiemment le retour d’Anne qui travaille au Super U de Candé. A son arrivée, la femme se rend tout naturellement dans le garage pour rétablir le courant.

C’est à ce moment que la maîtresse enragée lui saute dessus. Les deux femmes se battent. Le mari surgit alors à son tour, muni d’une bûche, et frappe violemment sa femme. Puis, les amants diaboliques décident de l’étrangler avec un lien agricole. Ils transportent ensuite le corps dans une voiture qu’ils incendient à la lisière d’un bois près de Saint-Michel-et-Chanveaux.

Une fausse disparition et des objets semés pour brouiller les pistes

Le samedi 16 mars 2013, Anne Barbot, 38 ans, prend sa voiture verte pour se rendre à son travail. Elle quitte son domicile de Vritz (Loire-Atlantique) vers 7h10 pour se rendre au Super U de Candé, dans le Maine-et-Loire. En fin de matinée, son mari est informé de son absence inhabituelle au travail. C’est en tout cas ce qu’il va raconter aux gendarmes.

Une enquête pour disparition inquiétante est alors ouverte. Les militaires vont effectuer d’importantes recherches. Le jour même du signalement de sa disparition, une guêtre appartenant à Anne Barbot est retrouvée près de chez elle, dans un fossé. Mais toujours aucune nouvelle de cette femme.

Le lundi suivant, des amis ainsi que la famille du couple Barbot organisent un rassemblement devant la gendarmerie de Saint-Mars-la-Jaille pour demander aux autorités d’accélérer les recherches. En fin de semaine, le chéquier d’Anne est retrouvé dans un verger de Loiré, à 9 kilomètres de Vritz. L’enquête démontrera finalement que c’est le mari lui-même qui avait déposé ces objets pour brouiller les pistes.

Une série d’incohérences

Le jeudi 28 mars 2013, le corps carbonisé d’Anne Barbot est découvert dans le coffre de sa voiture à la lisière d’une forêt près de Saint-Michel-et-Chanveaux. Les analyses confirment que la victime n’est pas morte asphyxiée ou brûlée. Le parquet d’Angers décide alors d’ouvrir une information judiciaire pour homicide volontaire.

Deux mois après la découverte du cadavre de sa femme, Didier Barbot tente de mettre fin à ses jours en avalant des barbituriques et en s’asphyxiant avec les gaz d’échappement de sa voiture. C’est Stéphanie Livet qui va en informer les enquêteurs. Un geste maladroit, qui n’a pas manqué de les intriguer.

C’est finalement toute une série d’incohérences qui va guider les gendarmes sur la piste du mari. Les multiples textos échangés entre l’éleveur et sa maîtresse, les objets retrouvés peu après la disparition d’Anne, et surtout le fait que Didier n’a jamais cherché à téléphoner à sa femme avant de déclarer sa disparition.

Didier Barbot et Stéphanie Livet ont donc été présentés au juge d’instruction hier soir et ont été mis en examen pour homicide volontaire avec préméditation -assassinat -. Tous deux ont été placés en détention provisoire.


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