A La Une » Faits Divers » Meurtre » Retraitée tuée à Marseille : un ancien gendarme mis en examen

Meurtre



Retraitée tuée à Marseille : un ancien gendarme mis en examen

samedi 30 mars 2013 à 10 h 07 min | Aucune réaction

Abdelkader Amrani, un ancien gendarme de 41 ans, a été mis en examen ce vendredi pour le meurtre d’une retraitée de 68 ans en 2006 dans la cité des Rosiers, à Marseille.

Cet homme, père de famille et employé comme agent technique à la protection civile urbaine de la ville, est déjà écroué pour une autre histoire de meurtre. Il est en effet soupçonné d’avoir également violé puis tué une femme de 52 ans en juin 2012 dans les mêmes quartiers.

Le vendredi 29 juin 2012, Marina avait été retrouvée morte étranglée dans son appartement du 13e arrondissement de Marseille. Elle gisait nue sur son lit et portait un sac en plastique autour de la tête, maintenue par le fil électrique d’un sèche-cheveux. Elle avait également le poignet tailladé, ce qui pouvait laisser croire à un suicide. C’est la fille de la victime qui avait alors alerté les secours après avoir fait la macabre découverte. Lors de l’enquête, les policiers de la brigade criminelle avaient pu établir que le corps de Marina présentait des traces de lésions sexuelles.

L’assassin se faisait appelé « Cruchot »

Chose étrange, en fouillant l’appartement, les policiers avaient remarqué que l’ordinateur de la victime avait été dérobé. C’est donc en surveillant un site de rencontres en ligne que fréquentait cette veuve, que les policiers ont pu remonter jusqu’au suspect. C’est sur ce site que la victime serait entrée en contact avec son meurtrier. L’inconnu, sans histoire et vivant en couple, se présentait sous le nom de Cruchot. Il avait rencontré cette dame seulement quelques jours avant le meurtre.

abdelkader-amraniConfondu par son ADN, Abdelkader Amrani, père de deux enfants et sous-officier de réserve dans la gendarmerie, avait finalement été interpellé le mardi 9 octobre 2012 à son domicilié de Rians, dans le Var.

Deux jours plus tard, le jeudi 11 octobre, il avait été mis en examen pour viol précédé ou accompagné d’actes de torture et de barbarie et assassinat. Placé sous mandat de dépôt, il avait été écroué à la prison des Beaumettes.

Trahi par ses empreintes génétiques

Son ADN avait alors été enregistré dans le Fichier national, et c’est ainsi qu’il est apparu dans l’affaire du meurtre de 2006. A cette époque, Henriette B., la victime, avait été retrouvée morte étouffée avec une pince à linge sur le nez. Elle était allongée sur le dos et son corps était en état de décomposition avancée. Un ADN inconnu avait alors été prélevé sous les ongles de cette retraitée.

Lors de sa garde à vue, ce mercredi, Abdelkader Amrani a fait valoir son droit au silence et n’a pas voulu révélé la manière dont il avait pu entrer en contact avec la victime. A l’époque des faits, il était agent-recenseur dans la cité des Rosiers. Chose certaine, c’est que l’ADN retrouvé sous les ongles de la retraitée est bien le sien. Des investigations sont en cours pour vérifier s’il n’est pas impliqué dans d’autres affaires non élucidées. En attendant, il a réintégré sa cellule aux Baumettes.

 







Les lecteurs de LibertaLand ont la parole/  Se connecterS'inscrire  

Tout propos violents, racistes, à caractère sexuel, diffamatoires, injurieux ou grossiers sont interdits. LibertaLand Infos se réserve le droit de refuser ou de supprimer toute réaction dont le contenu serait susceptible de porter atteinte à la personne ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur en France.

Voir les conditions générales d'utilisation

Réagissez à cet article

(Pour poster un commentaire, il n'est pas nécessaire d'être inscrit)


+ cinq = douze









Connexion