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Pacé (Ille-et Vilaine) : deux cas de délinquance emblématiques

jeudi 7 février 2013 à 18 h 37 min | Aucune réaction

La ville de Pacé, dans la banlieue rennaise, aura connu courant janvier deux faits délictueux, très différents mais particulièrement représentatifs de la délinquance qui prospère aujourd’hui, en Bretagne comme ailleurs.

Le premier fait concerne le vol de la statue en bronze du monument aux morts de la ville, survenu le 23 janvier dernier. Œuvre du sculpteur breton Albert Bourget, formé à l’Ecole régionale des Beaux-arts de Rennes, la statue représente un poilu couché.

L’affaire a provoqué une vive émotion dans la ville et suscitée de nombreuses réactions indignées. « Je trouve scandaleux qu’on ose voler le symbole du courage de ceux qui se sont sacrifiés pour leur pays » déclarait le maire de la cité, Paul Kerdraon. Son adjoint Jean Paul Lefevre a vu dans cet acte, à juste titre, « une profanation » et Auguste Cochet, président des anciens combattants de Pacé « une absence de respect envers nos morts » (Ouest-France, 01/02/13).

La statue a été rapidement retrouvée, tronçonnée en quatre morceaux. Les auteurs de ce vol hors du commun ? Deux « jeunes », issus de la « communauté des gens du voyage ». Comparaissant devant le tribunal correctionnel de Rennes le 1er février, celui qui est considéré comme l’auteur principal a déclaré : « Je ne savais pas l’importance qu’elle avait ; Pour moi, c’était une statue de décoration. ». Pour son avocat, ces individus, qui n’ont guère fréquentés l’école « n’ont jamais ouvert un livre d’histoire », tout en admettant que « le respect de la religion et des anciens est pourtant dans la culture de leur communauté ». (Ouest-France, 01/02/13).

L’auteur du vol a été finalement condamné à trois mois de prison ferme. Le mandat de dépôt n’ayant pas été prononcé, il est ressorti libre du tribunal. Son complice a écopé quant à lui d’un travail d’intérêt général.

D’une toute autre échelle est l’escroquerie dont a été victime, courant janvier, une entreprise d’importation de bois de Pacé, la société PBM Import, qui s’est fait subtiliser la bagatelle de 14 millions d’euros. Comment ? Rien de plus simple. A l’heure du déjeuner, le comptable de la société a reçu un appel téléphonique d’une personne se présentant comme l’un des principaux dirigeants de la société. Celui-ci lui demande de faire d’urgence un virement de 14 millions d’euros, pour acheter des matériaux. La pratique est courante dans ce genre d’affaire. Un courriel confirme l’appel téléphonique et l’employé, confiant, s’adresse donc à la banque pour que le virement soit effectué sur un compte à l’étranger.

Très vite, PBM Import va s’apercevoir qu’aucun responsable n’a demandé de virement. Trop tard. La somme a été virée en Israël et les 14 millions d’euros répartis aussitôt sur plusieurs comptes dans le monde entier, histoire de brouiller les pistes. Une escroquerie assez fréquente semble-t-il puisque, selon Ouest-France qui rapporte l’information, l’armateur breton Brittany Ferries avait été victime de la même manœuvre l’année dernière : près d’un million d’euros étaient partis sur un compte en Israël. Les escrocs courent toujours.

[cc] Source: Novopress

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