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Retraitées violées à Reims : Norredinne Dif condamné à la perpétuité

vendredi 26 octobre 2012 à 8 h 49 min | Aucune réaction

Norredinne Dif, jugé pour viols et actes de barbarie sur des personnes âgées, a été condamné hier par la cour d’assises d’appel des Ardennes à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 19 ans de sûreté.

Le procureur général avait requis la perpétuité avec 22 ans de sûreté. Condamné en première instance, le 9 décembre 2011, à la réclusion à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 18 ans, il avait alors fait appel de sa condamnation.

Le procès de Norredinne Dif a débuté ce lundi devant la cour d’appel de Charleville-Mézières. L’homme de 42 ans était jugé pour des agressions sexuelles et des viols commis sur des vieilles dames de 81 et 86 ans, le 29 novembre 2008 au centre de Reims, à une heure d’intervalle.

Des faits sordides et barbares

Le 29 novembre 2008 vers 17h30, se faisant passer pour un voisin, l’homme s’était introduit au domicile d’une dame de 86 ans, rue Brûlée à Reims. Il avait alors entraîné la victime de force dans sa chambre, puis l’avait frappée et jetée sur le lit avant de se livrer à des attouchements sexuels.

Une heure plus tard, les mêmes faits avaient été signalés quelques centaines de mètres plus loin, rue Cérès. Une dame de 81 ans, qui revenait de courses, avait été poussée et projetée à terre dans un local du hall d’entrée de son immeuble. Après avoir été frappée et violée, la vieille dame avait été retrouvée inanimée.

Norredinne Dif, un homme célibataire et sans enfant, avait été rapidement confondu grâce aux relevés de traces d’ADN. Pour cette affaire, il avait été mis en examen en décembre 2008 pour viols sur personnes vulnérables, accompagnés d’actes de torture et de barbarie.

Déjà jugé pour des faits similaires

Ce natif de Charleville-Mézières, avait déjà été jugé devant la cour d’assises de la Marne en février 2008 pour des faits similaires. Accusé d’avoir violé deux retraitées de 64 et 82 ans en septembre et octobre 2005 à Reims, il avait pourtant bénéficié d’un spectaculaire acquittement au motif que son sexe était trop petit pour pratiquer une pénétration et à cause de l’imprécision des témoignages des victimes. Mais surtout parce qu’il avait refusé les prélèvements d’ADN lors de son interpellation. Le parquet général avait alors interjeté appel du verdict.

Le « serial violeur de mamies », qualifié par un expert de « caméléon psychiatrique », avait été rejugé par la cour d’assises d’appel de l’Aube en mai 2009 et avait finalement été condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Sauf qu’entre-temps, il avait fait deux nouvelles victimes.

Norredinne Dif avait aussi été condamné à 4 ans de prison ferme en 2002 pour des agressions sexuelles commises un an plus tôt sur deux retraitées âgées de 76 et 80 ans. A sa sortie de prison en 2004, il était parti s’installer à Reims. L’homme aura donc fait six victimes au total avant d’être mis hors d’état de nuire.







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