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Procès des bourreaux de Sabrina : 28 ans de réclusion pour Carrasco

vendredi 14 septembre 2012 à 8 h 20 min | Aucune réaction

Procès en appel des bourreaux de SabrinaLa cour d’assises de Seine-Saint-Denis a condamné hier  Florence Carrasco à 28 années de réclusion criminelle pour avoir fait de Sabrina son esclave durant trois ans dans un campement à Bois-Fleuri.

Entre 2003 et 2006, Sabrina avait été violée, torturée et prostituée alors qu’elle était séquestrée dans un camp de caravanes situé en bordure de la nationale 3, entre Villeparisis et Claye-Souilly, en Seine-et-Marne.

Le procès en appel des parents de Sabrina ainsi que de deux de ses tortionnaires présumés s’est ouvert mardi dernier et la cour d’assises de Seine-Saint-Denis a rendu hier son verdict. Florence Carrasco, qui avait écopé de 30 ans en première instance, a donc vu sa peine réduite de deux ans. Son mari, Franck Franoux, avec qui elle vient d’avoir un huitième enfant et qui avait été condamné à trente ans, n’avait pas fait appel. Florence Carrasco était notamment jugée pour arrestation, séquestration avec actes de torture et de barbarie et complicité de viol.

Eric Labbez, qui se faisait passer pour le petit ami de Sabrina, la violait et la frappait, a été condamné à 18 ans de réclusion, contre 25 ans au premier procès. Daniel Moreau, le père de Sabrina, condamné à 20 ans en première instance a vu sa peine diminuée de la moitié, tandis que Denise, la mère de la jeune fille, s’est vue prononcé une peine de 3 ans de prison contre 8 initialement. Lors d’une sordide transaction, ils avaient vendu leur fille au couple Franoux-Carrasco en échange d’une remise sur le prix d’une voiture sans permis. Sabrina avait alors 24 ans. Ses parents comparaissaient pour traite d’être humain et non dénonciation de crime.

Sabrina, aujourd’hui âgée de 32 ans, est une jeune femme mince, blonde, qui vit loin du département où elle a vécu l’horreur. De février à mai dernier, elle est allée au Cameroun avec une association pour aider des gens en difficulté. « Je peux dire merci à Dieu, sinon je serais morte depuis longtemps », avait alors confié la jeune femme avant le procès. Mais lorsque Florence Carrasco lui a demandé pardon, c’est un non ferme et spontané qu’elle lui a opposé, avant de faire part de sa « haine » envers sa tortionnaire.


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