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Il pirate la Banque de France par erreur, le tribunal le relaxe

vendredi 21 septembre 2012 à 9 h 09 min | Aucune réaction

Un internaute de 37 ans, qui était jugé pour avoir piraté un serveur de la Banque de France en 2008, s’est vu relaxé mercredi par le tribunal correctionnel de Rennes.

L’homme, un allocataire du RSA vivant à Fougère, en Ille-et-Vilaine, avait tenté de contourner les numéros d’appels surtaxés en utilisant Skype, le système de téléphonie par internet. Par erreur, il avait bloqué durant 48 heures un service de la Banque de France.

« En tapant un numéro au hasard, puis en composant tout simplement le code 123456, il est entré très facilement dans le service de surendettement de la Banque de France, sans même savoir où il était » a expliqué son avocat. Le blocage de ce service avait alors déclenché une enquête internationale pour intrusion dans un système sensible.

L’internaute, qui avait donné ses vraies coordonnées sur Skype et ne se doutait de rien, a été identifié et interpellé à son domicile en 2010. « Le problème est que cette société (Skype) a son siège au Luxembourg et il a fallu la délivrance de commissions rogatoires internationales pour retrouver sa trace » précise l’avocate du hacker en herbe.

Pirate malgré lui, l’homme était donc jugé ce mercredi au tribunal correctionnel de Rennes. Le parquet avait requis 70 heures de travail d’intérêt général, mais il a finalement été relaxé. Les magistrats ayant relevé l’absence d’élément intentionnel. « Un enfant de 10 ans aurait pu pirater la Banque de France » s’est amusé son avocate.


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