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Euroscepticisme : les Français auraient aujourd’hui dit non à Maastricht

mercredi 19 septembre 2012 à 22 h 47 min | Aucune réaction

Souvenez-vous du 7 février 1992. Après une longue campagne à sens unique, le OUI au traité de Maastricht l’emportait, de justesse à 51% contre 49%, sur les opposants au fédéralisme européens dénigrés par les politiques et la presse.

Quelques années plus tard, sans l’accord des citoyens membres de l’UE et parfois à l’opposé de leurs souhaits — comme en Irlande par exemple — le traité de Lisbonne ratifiait davantage l’accord passé entre les nations membres de l’Union européenne et imposait une constitution à ces pays.

L’élément le plus marquant de ces négociations fut la création d’une monnaie commune, l’euro. C’était, il y a 20 ans.

Aujourd’hui, selon un sondage IFOP effectué auprès des Français nés avant 1974 — donc susceptibles d’avoir voté à l’époque — 64 % d’entre eux choisiraient le non. Tandis que 67 % considèrent que l’UE va « plutôt dans la mauvaise direction » depuis Maastricht.

Peut-on alors parler d’euroscepticisme ?

L’euroscepticisme gagne donc davantage les Français, à l’heure où l’Allemagne souhaiterait faire un pas supplémentaire vers l’interdépendance, soutenue par les engagements de la Banque centrale européenne. Loin d’une Union européenne protectrice comme ils auraient pu l’espérer jusqu’alors, ils commencent à douter de son efficacité et estiment subir aujourd’hui les conséquences d’un dérapage eurocentré.

Que reprochent les Français à l’Union européenne telle qu’elle est aujourd’hui ?

En première cible, l’euro. Selon un responsable de l’IFOP, « la monnaie unique est un très mauvais agent recruteur pour l’Europe, surtout dans les classes populaires ». Selon 45 % des Français sondés, la monnaie commune serait même un handicap face à la crise et plus nombreux sont ceux qui estiment qu’il a des effets négatifs sur la compétitivité économiques, le chômage et le niveau des prix.

Ce sondage pourrait-il remettre en question la politique du gouvernement ?

Au jeu de l’Europe, le président de la République devra jouer serré, quelques fois contre son propre camp. La tendance actuelle eurosceptique est en effet partagée à droite comme à gauche, opinion qui — aux dires de certains — serait même prête à un changement radical, synonyme de rétropédalage. Le changement…c’est maintenant ?

[cc] Source: Novopress






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