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Meurtre des retraités à Viry-Châtillon : perpétuité pour le récidiviste

vendredi 29 juin 2012 à 8 h 46 min | Aucune réaction

Carlos Manuel Fernandes Oliveira, 45 ans, a été condamné mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre atroce d’un couple de retraités qui avaient été torturés puis brûlés en 2008 dans leur pavillon de Viry-Châtillon, dans l’Essonne.

Les jurés de la cour d’assisses ont assorti cette peine d’une période de sûreté de 18 ans, alors que le ministère public avait réclamé qu’elle soit portée automatiquement à 22 ans.

Le mardi 4 novembre 2008, les corps calcinés de Mathieu Campana, 85 ans, et sa femme Renée, 78 ans, avaient été découverts dans leur pavillon incendié situé sentier des Coudrettes, à Viry-Châtillon. Ce sont les pompiers qui avaient fait la macabre découverte peu après 22 heures en intervenant sur l’incendie. Les victimes étaient bâillonnées et ligotés avec des fils de téléphone dans leur chambre, au premier étage de la maison. L’autopsie avait alors révélé qu’ils avaient reçu de nombreux coups de couteau. Le corps du mari présentait sept coups, cinq au dos et deux dans la tête, dont l’un avait quasiment traversé le crâne. Celui de son épouse présentait deux traces de coups similaires dans le dos et avait la colonne vertébrale partiellement sectionnée. Mathieu et Renée Campana, retraités de l’imprimerie et mariés depuis 60 ans, était d’origine Corse.

Interpellé le 12 novembre 2008 à son domicile d’Athis-Mons puis placé en garde à vue, Carlos Manuel Fernandes Oliveira avait reconnu le double meurtre. Il avait expliqué avoir agi sous l’emprise de l’alcool après s’être disputé avec son ex-femme. Maçon d’origine Portugaise, il avait raconté aux enquêteurs qu’il s’était rendu au domicile du couple pour réclamer de l’argent qu’il lui devait pour des travaux effectués quelques mois plus tôt dans leur pavillon. Une quarantaine de minutes après le crime monstrueux, il avait effectué un retrait de 500 euros avec une carte bancaire volée au couple. Puis il s’était débarrassé de la carte dans un square où il avait été vu par plusieurs témoins qui ont pu formellement l’identifier.

Mis en examen et incarcéré à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, l’accusé s’était ensuite rétracté en mars 2010 durant l’instruction. Il avait affirmé qu’il n’était pas seul le soir du meurtre et avait mis en cause son ami Hassan. Au juge, il avait alors expliqué avoir blessé le retraité mais que c’était son ami qui l’avait torturé puis tué. Une version qu’il a maintenue lors du procès en expliquant ce revirement tardif par le fait que cet ancien ami aurait menacé ses enfants. Mais faute de preuves et de mobile apparent, Hassan a été entendu comme témoin assisté et un non-lieu a été prononcé à son encontre.

Carlos Manuel Fernandes Oliveira était jugé en état de récidive légale. Il avait été condamné en 1990 par la cour d’assises de la Gironde à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué un homme de 44 coups de couteau en 1987. Après avoir purgé 10 ans de prison et en bénéficiant des réductions de peine prévues par la loi, il avait été libéré en 1997.

Les experts avait décrit Carlos comme étant un homme « hypersensible, au sang chaud, violent » et souffrant de problème d’alcool. Sa femme, ne supportant plus les violences conjugales, avait d’ailleurs demandé le divorce et la garde de leurs deux enfants.







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