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Cadavre dans un congélateur : Guylaine Collober condamnée à 10 ans

jeudi 26 avril 2012 à 18 h 10 min | Aucune réaction

Guylaine Collober, jugée depuis mardi par la cour d’assises du Rhône pour coups et blessures ayant provoqué la mort de son compagnon, a été condamnée jeudi à dix ans de réclusion criminelle.

Cette femme de 53 ans comparaissait suite au décès de son concubin, l’ancien restaurateur lyonnais Jean-François Poinard, de vingt ans son aîné, dont le corps avait été retrouvé dans le congélateur de leur appartement en août 2010.

L’affaire avait été révélée en août 2010 lorsque la fille de l’accusée avait fait part de ses soupçons à la police. Les policiers avaient alors découvert le congélateur au milieu du salon au domicile du couple, dans le VIe arrondissement de Lyon. Le congélateur avait été acheté par G. Collober au lendemain de la mort de son compagnon. Le corps du restaurateur se trouvait à l’intérieur, dissimulé sous des sacs de nourriture depuis plus de 18 mois. L’autopsie avait révélé que la victime, qui souffrait de graves problèmes cardiaques, avait succombé à des fractures dues à de violents coups.

Madame Collober a finalement avoué avoir violemment frappé son compagnon au cours d’une dispute, un soir de novembre 2008, mais sans intention de le tuer. Jean-François Poinard se serait écroulée quelques minutes plus tard. « Vous n’êtes pas une victime des hommes, vous êtes un bourreau. On est dans un cadre de violences habituelles et de privation de soins » a martelé l’avocat général lors de son réquisitoire.

Guylaine Collober avait ensuite sollicité en vain l’aide de son demi-frère pour faire disparaître le corps en le découpant. Après avoir renoncé à se suicider, elle s’était alors fait livrer un congélateur pour y cacher le cadavre. Décrite comme « séductrice, possessive, hystérique et au caractère relativement violent », l’accusée avait expliqué au premier jour de son procès que le soir des faits, son compagnon lui avait « mis une gifle » et qu’elle avait répondu avec « un ou deux coups de poing ».

La thèse du meurtre n’a donc pas été retenue, et madame Collober était jugée pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L’avocat général avait requis douze années de réclusion. Les jurés l’ont finalement condamné à dix années de réclusion.







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