A La Une » Internet » MegaUpload fermé par le FBI : son fondateur interpellé

Internet



MegaUpload fermé par le FBI : son fondateur interpellé

Vendredi 20 janvier 2012 à 7 h 40 min | Aucun commentaire

La justice américaine a ordonné hier la fermeture de 18 sites Internet dont Megaupload, l’un des plus grands sites de téléchargement de fichiers au monde.

Sept de ses employés, dont le fondateur Kim Dotcom, ont été interpellés et sont poursuivis pour violation des droits d’auteur, tentatives de racket et blanchiment d’argent. La justice a également saisi 50 millions de dollars sur des comptes de la société basée à Hong Kong.

Selon le FBI, les sept personnes poursuivies sont « responsables d’un piratage considérable » portant notamment sur des « contenus protégés par les droits d’auteur ». Megaupload permettait de partager des fichiers légaux, mais en pratique il était massivement utilisé pour héberger des films et des albums de musique piratés. Le réseau des sites Megaupload Ltd, dont Megavideo, aurait fait 175 millions de dollars de profit et causé 500 millions de dollars de perte à l’industrie culturelle.

Kim Dotcom, âgé de 37 ans, ainsi que trois autres personnes ont été interpellés en Nouvelle-Zélande. C’est une chambre d’accusation de l’État de Virginie qui avait délivré des mandats d’arrêt à leur encontre. Ils encourent jusqu’à 20 ans de prison. Le FBI, en collaboration avec huit autres pays, explique avoir saisi 50 millions de dollars sur des comptes de la société basée à Hong Kong.

Si la justice américaine a pu lancer cette vaste opération, c’est parce que certains serveurs de MegaUpload se trouvaient en Virginie. Toujours selon le FBI, des serveurs et plusieurs biens ont été saisis aux États-Unis, aux Pays-Bas, au Canada, aux Philippines et en Nouvelle-Zélande. Les six cadres inculpés possédaient notamment 14 Mercedes, une Lamborghini, une Maserati et une Rolls-Royce.

Sarkozy réjouit !

Nicolas Sarkozy a salué la décision de la justice fédérale américaine de fermer Megaupload. « La lutte contre les sites de téléchargement direct ou de streaming illégaux, qui fondent leur modèle commercial sur le piratage des œuvres, constitue une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle et le renouvellement de la création », a commenté le chef de l’Etat.

Anonymous passe à l’attaque

En signe de protestation, le collectif Anonymous s’en est pris cette nuit à de nombreux sites. Ils ont mené des attaques sur les sites d’Universal Music, de l’industrie US du disque et du cinéma (RIAA et MPAA), sur le site du FBI et également sur Hadopi.fr ! Plusieurs pages Wikipédia, notamment celle d’Hadopi, ont été détournées. Selon le collectif, plus de 5.000 internautes ont participé à l’opération grâce à un logiciel d’attaque DDOS. Selon la chaine CNN, l’attaque contre le site du département de la Justice a mobilisé plus de 27.000 ordinateurs.







Les lecteurs de LibertaLand ont la parole/  Se connecterS'inscrire  

Tout propos violents, racistes, à caractère sexuel, diffamatoires, injurieux ou grossiers sont interdits. LibertaLand Infos se réserve le droit de refuser ou de supprimer tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte à la personne ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur en France.

Voir les conditions générales d'utilisation

Laisser un commentaire

Pour réagir à cet article, il n'est pas nécessaire de vous inscrire. Il suffit juste de remplir le formulaire et de répondre à l'opération située en-dessous.

 ATTENTION !    Avant de valider, merci de résoudre cette opération :

Combien font 13 plus 13 ?
Please leave these two fields as-is: