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La faillite annoncée de nombreuses collectivités locales

mercredi 7 septembre 2011 à 7 h 25 min | Aucune réaction

La crise est entrain de jouer un mauvais tour à de nombreuses municipalités françaises. Environ une centaine de communes et pas des moindres (Saint-Etienne, Saint-Tropez mais aussi des villes de Seine-Saint-Denis) seraient au bord de la faillite.

Une situation dramatique qui tire son origine des emprunts souscrits sous la forme de produits financiers indexés sur le franc suisse.

Malheureusement, le bond en avant de la devise helvète (+25% depuis le 1er janvier) est venu plomber les finances locales. Pire, des départements, des hôpitaux et des établissements publics ont également succombé aux sirènes de taux d’intérêt relativement attractifs. Des collectivités locales littéralement séduites par le discours rassurant de banques peu scrupuleuses vantant les mérites et la sureté de leurs placements…

Ce type d’emprunt reposant sur des taux d’intérêt « bonifiés » (3 ou 4%) au début du contrat est censé évoluer en fonction de certaines conditions. Une évolution qui n’a pas du tout été celle escomptée, puisque ces taux ont grimpé jusqu’à 15% voire 20%. Constat amer pour les emprunteurs, puisque les pénalités de remboursement anticipé dépassent souvent le montant même du prêt. Les propos de la mairie d’Argenteuil rapportés par Le Parisien – Aujourd’hui en France  illustrent la gabegie de cette politique financière. La commune du Val-d’Oise a réduit dans un premier temps ses charges financières de 44,4%. Mais ces débuts prometteurs se sont vite envolés face à la toxicité des emprunts et des intérêts colossaux qui ont couté à la municipalité 33 millions d’euros d’intérêt pour 40 millions d’emprunts… Cherchez l’erreur ! De même, Saint-Tropez, commune prisée de la jet-set internationale, a vu son taux d’emprunt passé de 3,94% au moment de la souscription, en 2007, à 30% aujourd’hui.

Interdits en France depuis l’an dernier, ces prêts avoisineraient « entre 12 et 20 milliards d’euros d’encours de prêts toxiques ». Actuellement, les municipalités endettées contestent devant les tribunaux la légalité de ces prêts arguant du manque de transparence des banques puisque « le taux d’intérêt et le calcul des pénalités de remboursement anticipé ne sont pas clairement stipulés ». Une situation désastreuse d’autant plus que des emprunts toxiques indexés sur le change dollar/yen auraient été également contractés.

[cc] Source: Novopress






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