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Légalisation du cannabis : Ayrault propose de créer une commission

lundi 20 juin 2011 à 11 h 08 min | Aucune réaction

Suite à la publication du rapport d’un groupe de travail socialiste présidé par Daniel Vaillant, prônant « une légalisation contrôlée » du cannabis, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée a déclaré que « cette question serait étudiée par une commission ».

Un sujet embarrassant pour l’ensemble de la classe politique, qui pose en réalité la question des cités « sensibles » et des rapports avec les pays producteurs de drogues.

Interrogé mercredi dernier dans les couloirs de l’Assemblée nationale M. Ayrault a estimé, après la publication du rapport Vaillant, que « cette question n’était pas tranchée ». Si la gauche revient au pouvoir, a-t-il précisé, elle organisera une « commission de consensus pour essayer de dégager des solutions », estimant que « Daniel Vaillant a le mérite de poser les bonnes questions, pas de façon simpliste ».

Face à l’échec des politiques menées en matière de drogues, « quelle est la solution, mettre la poussière sous le tapis? », s’est interrogé le député-maire de Nantes. Selon lui les stupéfiants posent « une question de santé publique et celle d’une économie parallèle ».

Une économie parallèle qui prospère, faut-il le rappeler, dans les cités dites « sensibles » qui vivent du trafic de stupéfiants importés de certains pays, comme le Maroc (résine de cannabis), l’Afghanistan (opium et héroïne). Avec les relais des mafias implantées en Turquie et au Kossovo. Sans parler de la cocaïne qui transite pour l’essentiel par les Caraïbes et l’Afrique.

Suite aux émeutes de 2005 le site Polemia faisait observer que « la première opinion qui court sur les banlieues consiste à opposer populations tranquilles et jeunes délinquants, et, au sein de ceux-ci, à distinguer les  petits délinquants des  gros trafiquants. La réalité est autre : c’est la connexion du business entre les gros trafiquants et les petits délinquants – qui servent de vigies et de passeurs aux premiers – et le fait que le bénéfice des trafics, gros ou petits, profite à une partie importante de la population des cités en termes de redistribution des revenus, dans les cercles familiaux et claniques, des emplois à partir des entreprises et des commerces créés avec l’argent des trafics, sans même parler des aumônes versées à certains imams qui permettent le développement d’un islamisme militant et souvent radical ». Certains pensent d’ailleurs que la légalisation du cannabis pourrait, paradoxalement, rendre les « quartiers » encore plus incontrôlables…

De quoi alimenter la réflexion de la commission envisagée par Jean-Marc Ayrault. Mais sachant qu’en France il est d’usage de créer une commission pour enterrer un problème, on peut s’interroger sur la volonté réelle de la classe politique en général et de Jean-Marc Ayrault en particulier de vouloir régler ce fléau. Sans changement majeur d’orientation politique, la poussière risque donc de rester longtemps sous le tapis.

[cc] Source: Novopress






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