A La Une » Internet » Claude Guéant veut s’attaquer au racolage sur Internet

Internet



Claude Guéant veut s’attaquer au racolage sur Internet

Mardi 12 avril 2011 à 8 h 27 min | Aucun commentaire

Le racolage en ligne est la nouvelle cible du gouvernement. Entendu par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la prostitution, le ministre de l’intérieur souhaite ouvrir un débat au parlement.

À terme, il espère que le législateur donne à l’ordre judiciaire de nouveaux outils pour combattre ce phénomène. Le racolage en ligne sera-t-il bientôt plus sévèrement puni par la justice ?

Plus de trois semaines après la promulgation de la Loppsi 2 au Journal officiel, le gouvernement fait savoir qu’il veut durcir ses efforts contre la prostitution sur Internet. Interrogé par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la prostitution, Claude Guéant s’est montré favorable à une évolution législative.

« Il serait intéressant que le législateur puisse prendre en compte ce véritable racolage par Internet » a déclaré le ministre de l’intérieur et de l’immigration, ajoutant « qu’il faut que le législateur prévoit des dispositions qui permettent aux tribunaux de s’en saisir ». Cette réflexion devrait aboutir à terme à la mise à jour de la loi pour la sécurité intérieure (LSI) de 2003 qui a instauré des sanctions contre le racolage passif.

À l’heure actuelle, le délit de racolage passif est précisé dans l’article 225-25-1 du code pénal. Celui-ci expose que « le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende ».

Ainsi rédigé, l’article ne semble pas faire le distinguo entre le racolage effectué dans la rue et celui mené directement sur le net. L’absence de distinction permet ainsi une certaine marge de manœuvre pour les prostituées, qui peuvent proposer leurs services sous couvert d’activités légales, comme des massages. Les annonces sont souvent formulées de façon suffisamment évasives pour ne pas tomber sous le coup de la loi.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com


Tags utilisés sur cette page: , , ,




Les lecteurs de LibertaLand ont la parole/  Se connecterS'inscrire  

Tout propos violents, racistes, à caractère sexuel, diffamatoires, injurieux ou grossiers sont interdits. LibertaLand Infos se réserve le droit de refuser ou de supprimer tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte à la personne ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur en France.

Voir les conditions générales d'utilisation

Laisser un commentaire

Pour réagir à cet article, il n'est pas nécessaire de vous inscrire. Il suffit juste de remplir le formulaire et de répondre à l'opération située en-dessous.

 ATTENTION !    Avant de valider, merci de résoudre cette opération :

Combien font 6 plus 13 ?
Please leave these two fields as-is: