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Meurtre de Castelnau-le-Lez : 30 ans de réclusion pour Bissonnet

vendredi 11 février 2011 à 7 h 29 min | Aucune réaction

La cour d’assises de l’Hérault a condamné hier Jean-Michel Bissonnet à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir commandité le meurtre de sa femme en 2008.

A l’annonce de sa condamnation, Jean-Michel Bissonnet s’est évanoui! Le jardinier du couple, Méziane Belkacem, qui a reconnu avoir tué Bernadette Bissonet, a été condamné à 20 ans de réclusion. Quant à Amaury d’Harcourt, qui a fait disparaître l’arme du crime, il écope de huit ans de prison.

L’avocat général Pierre Denier avait requis mardi contre Bissonnet la réclusion criminelle à perpétuité. Il a une nouvelle fois clamé son innocence avant que les jurés ne se retirent pour délibérer. A l’énoncé du verdict, après avoir contesté sa condamnation, il a fait un malaise. Évacué par les gendarmes, il a alors hurlé dans le couloir « Justice de merde ! ». Me Henri Leclerc a annoncé que son client allait très probablement faire appel. « Évidemment c’est considéré comme une erreur judiciaire puisqu’il n’y avait pas suffisamment de preuves » a-t-il déclaré à l’issue du procès.

Meziane Belkacem, l’ancien jardinier du couple Bissonnet, qui aurait exécuté la victime à coups de fusil, a été condamné à 20 ans de prison.

Il a reconnu avoir tué Bernadette Bissonnet en échange de 30.000 euros. Quant au vicomte Amaury d’Harcourt, âgé de 85 ans, qui a avoué avoir participé à la préparation du crime et fait disparaître l’arme, les jurés l’ont condamnés à huit ans de prison. Il a été immédiatement incarcéré.

Bernadette Bissonnet a été assassinée le 11 mars 2008 au domicile familiale. Jean-Michel, son mari, un homme d’affaires de 62 ans, se dit depuis trois ans étranger à toute cette affaire. Mais il est vite mis en cause par les deux autres accusés qui l’ont désigné comme étant le commanditaire du crime.

Après un premier procès interrompu début octobre en raison d’une suspicion de subornation de témoin, depuis lundi dernier, Jean-Michel Bissonnet refusait d’assister aux audiences. Il a accepté de revenir hier en fin de matinée quelques minutes avant que la Cour et les jurés se retirent pour délibérer. « Je pensais que les charges retenues contre mon client étaient insuffisantes pour le condamner puisqu’il n’y avait aucune preuve », a déclaré son avocat. « Ses absences dans le box, ses cris, ses injures, même contre ses propres avocats ! Il se défend de plus en plus mal, cet homme. Mais ça n’en fait pas un coupable » a-t-il conclut.







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