A La Une » Justice » Meurtre de Cyril en Zambie : le calvaire de l’adolescent épileptique

Justice



Meurtre de Cyril en Zambie : le calvaire de l’adolescent épileptique

jeudi 23 septembre 2010 à 21 h 56 min | Aucune réaction

Les dernières heures de la vie de Cyril, l’adolescent mort en 2003 après avoir subit de véritables tortures, ont été retracées jeudi devant la cour d’assises des mineurs de Quimper.

Frédéric Aupérin, aujourd’hui 47 ans, encadrant sans diplôme d’un camp pour adolescents en difficulté, et deux stagiaires mineurs au moment des faits comparaissent jusqu’au 1er octobre pour « actes de torture et de barbarie ».

Fin février 2003, après son arrivée dans le camp, Cyril Driancourt, un adolescent de 15 ans, était rapidement devenu le souffre-douleur d’Aupérin et des autres stagiaires. Ne supportant plus ces conditions, il fugue toute une journée sans imaginer les sévices que lui feraient subir ses camarades et l’animateur. Aupérin, ancien militaire, est décrit par l’expert psychiatre comme quelqu’un de psychorigide et agressif.

Ramené au camp par des villageois voisins, Cyril est victime, selon Aupérin, d’une véritable “curée”. Mais il affirme  avoir demandé aux autres jeunes de stopper les coups. Ce que ces derniers démentent formellement. Selon eux, Aupérin était ivre et a hurlé à Cyril « Grosse merde […] qu’est-ce que tu fais sur terre ? » avant d’ordonner d’attacher le fugitif pieds et poings liés dans le dos.

La jeune victime est alors traîné de force jusque dans un enclos à  cochons où un stagiaire lui plonge plusieurs fois la tête dans une mare, « pour lui faire peur », a reconnu Aupérin.

Cyril est ensuite attaché toute la nuit à un poteau dans l’enclos des cochons, où il hurle avoir compris la leçon.

Mais l’adolescent se verra infliger quatre coups de badine selon Aupérin, une trentaine selon les stagiaires.

« La badine, ça aurait pu être évité, mais j’en pouvais plus, j’étais crevé », s’est défendu Aupérin. Durant la nuit, alors que l’animateur dort, Cyril est à nouveau battu. Des excréments de porcs sont déversés sur son corps et dans sa bouche. Deux jeunes urinent sur lui, ont reconnu les stagiaires.

Pris de convultions, Cyril est conduit à l’hôpital de Lusaka où il décèdera peu après avoir été mis sous assistance respiratoire. Dans la panique, Aupérin donne l’ordre de détruire un vélo pour faire croire à un accident et ainsi justifier les nombreuses traces de coups sur le corps de Cyril.







Les lecteurs de LibertaLand ont la parole/  Se connecterS'inscrire  

Tout propos violents, racistes, à caractère sexuel, diffamatoires, injurieux ou grossiers sont interdits. LibertaLand Infos se réserve le droit de refuser ou de supprimer toute réaction dont le contenu serait susceptible de porter atteinte à la personne ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur en France.

Voir les conditions générales d'utilisation

Réagissez à cet article

(Pour poster un commentaire, il n'est pas nécessaire d'être inscrit)


six + deux =









Connexion